SCIROCCO - LES SEPTS COULEURS DE LA TYRRHÉNIENNE

Loin du tourisme de masse et des publicités, ce film invite le voyageur à retrouver avec sensibilité et responsabilité, la poésie d'un archipel mythique.

Artistique
SCIROCCO - LES SEPTS COULEURS DE LA TYRRHÉNIENNE

Objectifs poursuivis

   

Après plusieurs semaines passées sur les îles Éoliennes l’hiver dernier, à rencontrer leurs habitants, faire des premières prises de vue et de son dans l’optique de repérer les lieux potentiels de tournage, nous souhaitons y retourner cet été afin de rendre compte du parallèle et de la diversité de la vie en période estivale. Nous voulons filmer ces mêmes personnes, cette même nature, dans cette autre dynamique, drastiquement différente, quand l’humain devient trop présent.


 

Au-delà de l’actualité, nous souhaitons remettre en valeur ses vestiges et son patrimoine architectural, qu’il soit naturel ou humain; représenter la faune, la flore, le minéral sous toute ses formes et retrouver plus encore ces femmes et ces hommes si fiers de leurs îles et de leur mode de vie, entre l’effervescence de l’été et le calme de l’hiver, au travers de portraits, au travers de leur vision finalement et qui balisant ainsi le récit, redonne à l’archipel tout son sens.

 



A la rencontre de volcanologues, biologistes, architectes, guides, agriculteurs, romanciers, commerçants, retraités, … nous chercherons la manière dont chacun témoigne de leur amour intime, presque charnel avec cet archipel. Un amour que nous savons déjà profond et sincère et qui s’est construit au fil des années.

 

 

Au-dessus de ces vies et de ces siècles d’histoire, là-bas, la montagne aussi a un nom, un souffle, une véritable identité.

Iddu est un personnage parmi d’autres, il est le phare antique de la mer Tyrrhénienne, celui qui déjà guidait Ulysse aux travers des vents d’Eole et celui qui encore aujourd’hui veille sur ses habitants.

Provate a dormire una notte a Stromboli. Aspettate di spegnere la luce e di chiudere gli occhi. Sentite qualcosa ?

Francesco Lungo, Il mare di Pietra.

 



Nous traversons cet archipel de couleurs, à l’aventure du pigment propre de chacun de ses composants; le jaune sulfureux de Vulcano, l’ancien blanc cassé de Salina, la verdoyante Alicudi, l’éclatante rousseur nocturne de Stromboli, les douces couleurs érodées de la vieille Filicudi, le bleu azure encerclant Panarea et pour arriver finalement à la grande soeur Lipari où se réunissent toutes les nuances de la famille.


 

Loin des publicités et face au tourisme de masse, ce film invite le voyageur à retrouver avec sensibilité et responsabilité, la poésie d'un archipel mythique.

 

Raisons et motivations

 

Nous sommes arrivés pour la première fois à Stromboli l’hiver dernier, pensant partir sur une simple aventure volcanique à enregistrer et filmer de belles éruptions.

 



Très rapidement cette aventure est devenue beaucoup plus complexe.

Dès Rome, dans le train de nuit, un inconnu, qui, nous dévisage et nous demande si nous avons l’intention d’aller à Stromboli, de monter sur la montagne. Nous répondons que oui, et après quelques minutes et quelques coups de téléphone, notre arrivée sur l’île était déjà annoncée…

Très tôt la matinée, nous descendons de l’Aliscafo. Notre hébergement n’est pas encore prêt mais peu importe car nous somme déjà invités à prendre le café chez une habitante avec qui nous avons partagé le voyage. Alors nous regardons l’alba tous ensemble.

 

 

Le soir suivant notre arrivée le volcan était bien là, comme on s’y attendait, merveilleux, éruptant. Puis à la lumière du jour, une petite ville, charmante mais vide, où les commerces sont fermés, puis les restaurants, fermés eux aussi, tous. Des maisons à moitié rénovées et abandonnées à leur triste sort depuis la fermeture de l’ascension aux cratères. Une explosion, un été, un accident, toute la ville sombre. Dépassée par son succès,  l’île avait abandonné sa vie quotidienne pour celle de l’estive, tout était concentré sur ces deux mois infernaux, où chaque été débarquent milliers de touristes, près de 2000 à 3000 par jour, certains pour deux petites heures, le temps de prendre un café sur le port et de sauter ensuite sur la prochaine navette direction Panarea, Lipari ou vulcano… sans même avoir compris où ils avaient mis le pied, sans avoir même eu le temps de sentir le souffre émaner d’une de ses trois bouches ou entendu son souffle. Quand un environnement est habitué à vivre en symbiose avec 400 habitants à l’année, comment réagit-il avec ce trop plein annuel et irresponsable…

 

 

Mais heureusement pour nous, en plein mois de décembre, il ne fût rien de tout ça. Ce sont les témoignages des habitants, en hiver, l'effervescence de l’été s’estompe, disparaît tout à fait, et avec le calme retrouvait, revient pour ces habitants la peur de ne pas pouvoir survivre jusqu’à la prochaine saison.

Là, « hors saison », les syndicats se battent pour avoir des règlements, pour protéger l’île, les îles, leurs habitants, en régulant le flux touristique, en cherchant à diminuer les compromis avec la nature, en limitant les transports et favorisant les séjours plus long.

Tout ça aidera à préserver, à un certain niveau, la fragilité et la beauté des lieux mais unanimement, le point sur lequel tous concordent et qui est malheureusement le plus difficile à rejoindre, là où les lois, les règlements, les amendements ne peuvent rien faire ( ou peu ) et sensibiliser le touriste, le transformer en voyageur, lui proposer l’idée que le voyage ne commence pas au port de Stromboli ou Vulcano où une fois là, il se rend à peine compte que le temps est déjà passé, mais commence bien avant, dès qu’il ouvre la porte de chez lui.

 

 

Nous voulons absolument éviter dans ce film documentaire, d’avoir une parole moralisante, nous mettrons le journalisme de côté, car ce serait contre-productif avec notre objectif de sensibilisation et de poésie. Nous voulons seulement faire voir, entendre, et donner des émotions, créer des sentiments, avec ce qui existe déjà, sans rien ajouter et transformer, mais en étant sûr de rendre le plus fidèlement ce qui semble être l’archipel Eolien pour lui-même et ses habitants.

Sur l’inspiration d’un Pan Nalin ou d’un James Graham, dans la confiance que nous donne chaque personne et lieu que nous avons rencontré et que nous rencontrerons, nous continuerons ce projet sensoriel, pour le plaisir et la volonté d’aider un petit endroit de la planète à continuer de vivre, verdoyer, érupter et onduler au rythme des vagues.

 



Si nous arrivons à mettre en sympathie la sensibilité du visiteur avec celle de l'habitant dans une même image, alors nous aurons réussi ce projet !

 



Comment réaliser le projet

 

Nous sommes deux professionnels de la vidéo et du son avec des années d’expérience dans le milieu cinématographique et de la production audiovisuelle en général.

En tant que techniciens nous sommes donc aguerris. Nous avons développé au fur et à mesure de ces années, à travailler pour de nombreux cinéastes, un style qui nous est propre et qui, rassemblé, a trouvé une manière de s’exprimer.

Nous sommes tout deux équipés de notre matériel.

 

 

Nous commencerons notre voyage par Stromboli, que nous connaissons déjà bien, ensuite d’île en île, nous irons de Panarea à Alicudi en passant par Lipari, Vulcano, Filicudi et Salina. Voyageant avec l’Aliscafo, qui est “l’autobus” de l’archipel.

 

 

Lors de notre premier voyage, nous avons rencontré des guides, dont un est spécialisé en volcanologie, une autre est naturaliste.

Ils seront eux à nous guider sur la montagne et à nous faire introduire aux scientifiques de l’île avec qui ils travaillent étroitement.

D’une autre part, nous irons approfondir nos connaissances avec une musicienne qui s’est installée là, 70 ans en arrière, lorsque son père décida de s’y installer pour quitter une Allemagne peu fréquentable. De même avec un architecte, qui est aujourd’hui en train de restructurer le moulin antique de Stromboli. Une écrivaine, qui travaille sur l’écologie. Un éducateur, qui forme les jeunes de l’île au football, sport traditionnel auquel personne n’échappe ! Et de nombreux autres insulaires.

Nous avons également, avec le syndicat de Stromboli et Lipari, eu l’occasion d’assister à un premier rapport de la situation actuelle… Qui nous portera ainsi à arriver sur chacune des îles en connaissance de cause.

 

 

En voyageant de mi-Août à mi-septembre, nous pourrons aussi bien filmer l’été, les vacances et ensuite la rentrée des classes, lorsqu’il ne reste que les étudiants.

Nous avons été invités à venir visiter la bibliothèque de Stromboli et rencontrer les enfants à qui l’histoire des îles est racontée régulièrement et avec passion.

Nous avons également reçu le soutien moral de la Scuola in Mezzo al Mare, de la Piccola Biblioteca Siciliana, du Museo del Cinema di Stromboli. Ainsi que Isole Eolie Club Sydney, Casa Degi Angeli, Stromboli Hotel-Ossidiana…

 

 

Nous le présenterons également à l’AIGAE ( Associazione Italiana Guide Ambientali Escursionistiche ) avec qui nous sommes déjà en contact et qui nous ont accueillis chaleureusement lors de notre première visite.

Les Isole Eolie faisant partie du patrimoine de l’UNESCO, nous leur feront part de notre volonté de faire ce projet.

Et dans la même optique, ce projet sera partagé et suivi par la Regione Sicilia, le Comune di Lipari et Eoliando qui est l’office du tourisme qui gère en grande partie l’archipel Éolien.

 



Vous pouvez suivre dès maintenant l’avancé du projet, et ce jusqu’à sa projection, sur le Carnet de Voyage de GlobeDreamers, sa page Facebook et Instagram.

 



Budget

 

Nos dépenses les plus importantes concerneront le voyage aller-retour depuis Rome, les déplacements inter-îles, la logistique et une partie de la post-production finale. Tous les coûts non réductibles seront ceux que nous voulons financer grâce à votre aide. Pour le logement, nous nous sommes mis d’accord avec des habitants pour avoir à payer seulement les frais d’hébergements. De plus, nous sommes déjà parfaitement équipés pour ce tournage et nous chargerons nous même en grande partie de sa post-production. Nous aurons seulement besoin d’aide financière pour louer un studio d’étalonnage ainsi qu’un auditorium pour le mixage final du film qui sera autour du 52’. Une version festival plus longue est également envisagée.

 

 

Pour commencer, nous devons prendre l’avion pour Naples. Ensuite nous partirons en bateau de Naples le soir pour le lever du soleil à Stromboli et filmer ainsi l’arrivée. Nous devons compter aussi les différents déplacements entre les îles: L’Aliscafo sera notre navette quotidienne.

 

 

Nous devrons aussi louer les services de marins pour faire des prises depuis le large et aller dans certains recoins difficilement accessibles au public, en tant normal.

Comptons également dans la logistique, le matériel de trekking et de sécurité, spécifique pour la montée sur le volcan ou pour l’exploration de zone naturelle extrêmement protégée comme le rocher de Strombolicchio.

 

 

Dans les contreparties, nous réservons une grande place à l’écologie. Un pourcentage des financements y sera alloué. Et si nous dépassons la cagnotte, nous aimerions pouvoir promouvoir à travers notre projet, des campagnes de sensibilisation à l’environnement des îles. Avec des panneaux où nous exposerons nos photos accompagnées de mini-textes, dans le but de sensibiliser mais aussi et surtout d’expliquer les particularités de l’archipel Eolien. Et ce side-project se ferait en coopération avec certaines entreprises de guide et associations environnementale. Ce serait aussi l’occasion de faire découvrir les métiers des volcanologues, biologistes et géologues dont le travail, mis en valeur aux yeux du public, serait une belle opportunité de l’accueillir et le prévenir de l’endroit magique où il arrive.

 

 

Présentation de nos dépenses:


 

Pour un budget total de 4000€.

Et pour le reste, ce sera sur nos fonds propres !

Concernant les contre-parties, chaque participant, quelque soit le montant de son offre, se verra inscrit au générique du film ( sauf contre-indication de sa part ), sera invité à la projection en avant-première et 10% de leur don ira à une association environnementale locale ( F.S.N. Fondo Siciliano per la Natura ).

Cartographie:

  • Stromboli
  • Panarea
  • Lipari
  • Vulcano Porto
  • Filicudi Porto
  • Alicudi Porto
  • Salinà

Qui suis-je ?

Romain:

Passer des heures à attendre l’éclaircie, de celle qui fera s’illuminer la scène que je suis en train de filmer. Ah! et le café italien...

Clovis:

Aller chercher des sons, les enregistrer, parfois les transformer, et en faire sortir ce qui me plaît !
Et quand je peux lier ça à la nature et de plus, pour une cause qui me tient à coeur, alors c’est encore plus beau.

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